Aujourd’hui, sur la route du retour des vacances, je suis passée vous voir.
Il faisait chaud, de cette chaleur implacable qui accable parfois la Puisaye à la fin de l’été.
Je suis allée acheter des fleurs, pour accompagner les souvenirs que je vous avais rapportés de Nice et de Dolce Acqua.
Je suis passée devant votre maison, deux fois. On dirait bien qu’elle est habitée à présent, la porte du fond a été changée.
Le village de Colette dormait sous le soleil. Je n’ai pas croisé de chat. Il faut dire que les gens d’ici ne les aiment pas beaucoup.
J’ai poussé la porte de votre nouvelle demeure, tout semblait en ordre, juste un pot renversé par le vent.
J’ai tout remis en ordre, nettoyé, arrosé les fleurs, disposé mes cadeaux comme des offrandes. Après ça j’ai pleuré. Puis je vous ai parlé, à tous les deux, de tout, de rien, de ma vie.
Vous n’avez pas répondu. Mais je vous ai entendus.
Dernier regard, promesse de revenir. J’ai refermé doucement la porte du cimetière.

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