Le soir, parfois, je prends le métro. Autre monde. Souvent escortée par le collègue qui me parle de Catherine Deneuve, de people, de fringues, de chat, de sa mère et de sa vie, y compris sexuelle. Les autres passagers nous regardent, mi-choqués, mi-amusés.
Ce soir c’est métro en tête en tête avec mon BlackBerry. A mi-parcours, arrêt prolongé en station. Je lève la tête. Un homme allongé sur une civière et trois pompiers au bas des marches. Malaise, chute ? Je ne saurai pas, la rame reprend sa route, indifférente, laissant derrière elle un flash de détresse.
Je ne parlerai pas de cette station où la misère humaine s’étale à coup de bière et de grands cris.
Arrivée à la gare, correspondance, contrôle de police, un jeune indien qui cherche son portefeuille.
Comme les autres, je trace ma route. J’ai un RER à prendre.

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