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Quatre heures. Tiens, mon insomnie se réveille. Je devais lui manquer. Elle se faufile sous mes paupières qui refusent de s’ouvrir pour voir l’heure qu’il est, conservant l’espoir que ce soit le matin, le vrai. Je me retourne dans le lit, cherchant la bonne position, celle qui me permettra de me rendormir et enverra l’insomnie se coucher. Cinq ou six aller-retours agités plus tard, je craque….Mes paupières s’ouvrent, constatent, se referment et j’entends l’autre garce se marrer. Elle a encore gagné.

Tangages, immobilité totale -respire par le ventre, détends toi-, expéditions vers la cuisine, les toilettes, le mobile, la page blanche qui le restera, la télé qu’elle me force à allumer les nuits où elle se déchaîne, idées ressassées en boucle… Je finis hagarde et m’écroule enfin lorsque cette teigne daigne retourner se terrer sous mon lit en me sussurant «Je te laisse, à demain».

Juste avant la sonnerie du réveil.

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